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Un Peu De Moi

  • Dr Boubacar Ba
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 12:30

La territorialité et la gouvernance locale sont deux composantes de la politique publique sénégalaise dont les origines remontent très loin dans l’histoire du pays. Déjà, dans le Sénégal des royaumes et des provinces, l’appropriation territoriale par un marquage social et politique de l’espace physique était l’un des moyens de différenciation qu’empruntaient les différents pouvoirs, du Waalo au Kaayor en passant par le Jolof, pour exister les uns à côté des autres. Cette différenciation permettait par ailleurs à ces pouvoirs d’exercer des compétences empreintes de quelques spécificités, car n’étant ni centralisées ni territorialisées au sens spatial, mais plutôt axées sur les contrôles des communautés humaines. Il faudra attendre l’administration coloniale, dont la principale stratégie de domination reposait sur la spécification du territoire par le découpage physique, pour que la territorialité et la gouvernance à l’intérieur des entités découpées soient érigées en mécanisme de gestion des ressources territoriales ; ce processus s’accompagnera d’un processus de qualification des entités spatiales, sur des critères économiques, physiques et socioethniques. Ainsi, chaque entité territoriale obtenait une identité spécifique.

Aux politiques coloniales succèdent, après l’accès à l’indépendance, une série de réformes portant sur la trame territoriale et les modes d’administration. Parmi les plus marquantes, on peut noter le transfert de la capitale nationale de SaintLouis à Dakar (1958), la division du Sénégal en sept régions administratives et territoriales (1960), la modification des rapports fonciers par la loi 64-46 sur le domaine national (1964), la réforme administrative et territoriale de 1972, celle de 1996 et enfin l’acte III de la décentralisation.

Malgré ces réformes, la problématique territoriale et surtout les mécanismes de gouvernance sont restés une préoccupation majeure dans le pays, comme en témoignent les relations « difficiles » entre l’État central et la Ville de Dakar (Diouf & Diop 1990). Cette situation révèle au moins, parmi d’autres enseignements, le besoin d’une clarification des concepts ainsi qu’une objectivation des réformes et des logiques d’aménagement avec les acteurs concernés.

Mon étude analyse le cheminement territorial du Sénégal et essaie de rendre intelligibles les impensés et les enjeux qui marquent la territorialité. La démarche méthodologique utilisée est essentiellement axée sur une exploitation de la documentation existante, des entretiens et un traitement cartographique des données retenues. 

La première partie des résultats de ce travail est consacrée à l’analyse théorique du territoire, des territoires et des territorialités. La deuxième partie s’intéresse à la territorialité au Sénégal dans la période de la « Présidence du Conseil » et de la première décennie postindépendance. Quant à la troisième partie, elle aborde la territorialité sous l’angle de la décentralisation administrative et territoriale, avec un accent particulier sur l’Acte III de la décentralisation.

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